Aujourd’hui, on est Lizzie ! 

À côté de Burda-le-classique, capitaine de l’équipe, la Maison Victor se démarque. Un beau numéro mai/juin pour ce magazine qui, avec le top Lizzie, s’en va scorer du côté des gagnants. 

Un travail d’équipe entre moi et la voix off de Liliane-ma-prof m’enjoignant à sur/fau/filer/repasser/piquer sans parler avec ma voisine et en douceur sur la pédale. 

Sans grande difficulté technique, l’exécution du modèle demande tout de même une certaine précision dans le traçage comme dans l’assemblage malgré son aspect largeouillet. Cela explique le défi des deux maisons.

Car chez Victor, c’est le nombre de maisons qui indique le niveau de difficulté. Logique. Là où chez d’autres ce sont des ronds noircis, des petites fleurs, voire parfois des poulettes.

Un modèle approuvé par Monsieur qui l’a aussitôt emmené au restaurant ! 

Tissu : Celui avec les cactus de chez Veritas 

Intrus : Gala le chien

Aujourd’hui, on est comme un petit pois…

Emmaillotage or not ? Quels que soient les avis, je trouve les bébés tout frais tellement paisibles dans leur chaussette ! À l’instar de la Petite Léonie, rencontrée chez l’Amie de l’Autre bout du Monde, endormie dans le petit cocon de laine tricoté par sa Mamie.

L’idée est simple, mais géniale. Le site Peace and Wool propose des kits d’emmaillotage « Ma saucisse d’Amour » qui comprennent tout, même les aiguilles pour celles qui voudraient, en couvant, découvrir les bases du tricot. 

La version présentée ici est largement inspirée de mes multiples visites à PinterestLand où les chaussettes à bébé se déclinent sous des formes parfois très originales. J’ai même rencontré une chaussette-sirène… Mais étant plus agricole qu’aquatique, c’est sur la ronde des légumes que j’ai élaboré ce modèle. 

« Comme un petit pois » est un sac d’emmaillotage en coton Natura XL, parfait pour les bébés de l’été et crocheté en cercle afin qu’aucune couture ne vienne en troubler le repos. Il ne reste plus qu’à attendre patiemment la merveille qui, bientôt, va venir y prendre place…

Bébé à venir : #mapetitesoeurpetitemaman#

Coton : Natura XL de chez DMC

Petits pois : selon un modèle vu dans un Mollie Makes d’antan

Aujourd’hui, on est midi… Ou pas.

Le dernier article de Félicie à Paris m’a mis dans la tête l’envie obsessionnelle de célébrer la jupe midi. Alors que j’avais jusque là regardé d’un oeil distrait ces petites choses follement vintages, je me suis arrêtée tout de go sur celle proposée par Vanessa Pouzet.

Une Midi ? Why not ? Sans vouloir absolument cacher quelques centimètres de jambe supplémentaires, je me suis dit que ce serait quand même bien pratique lors de l’éviction post printanière des bas collants. Ceux-là mêmes qui, une fois relégués dans le tiroir à oubli, esternent jusqu’à l’automne.

Quant à porter des bas couleur chair, le débat intergénérationnel qui agite les fashion or not fashion addicts me donne mal au crâne et me porte spontanément vers le noir opaque faute de combativité.

Et c’est sans doute ce manque de témérité qui  guida la confection de cette première jupe, loin du niveau adéquat d’une midi classique. Question d’adaptation. Ou d’extrême. Mais la simplicité du patron permet aisément la couture compulsive d’une fin d’après-midi ; je ne desepère donc pas de parvenir à coups de rétrécissements progressifs juste sous mes genoux…

Aujourd’hui, on est Marcel !

Je vous avais aiguillés il y a peu de temps sur le blog de Mathilde, « Félicie à Paris« . A chaque billet qui parait dans ma boite, je sais que je vais me régaler. De jolies photos des coins parisiens qu’elle traverse avec des yeux toujours neufs, de superbes créations en tricot et en couture présentées avec soin et élégance, tant dans la confection que dans le style.

Et c’est en suivant l’une de ses dernières inspirations que j’ai replongé dans les Burda, magazines auxquels j’avais un peu tourné le dos pour suivre l’envolée des patrons indépendants qui, sous des allures moins austères, m’avaient séduite par leur fraîcheur. Au risque de vivre l’une ou l’autre déception…

Mathilde, elle, est fidèle au classique des classiques dont elle tire des merveilles. La dernière parution du mensuel avait d’ailleurs retenu son attention, beaucoup plus que la mienne puisque je l’avais distraitement feuilleté au supermarché en attendant je ne sais plus très bien quoi. Et pourtant…

Une lecture plus attentive, suite à ses conseils, m’a permis d’entendre la petite voix de ce top qui cache bien son jeu…

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Ok ! on dirait un Marcel d’été. Mais derrière son côté un peu basique, il possède un petit quelque chose de subtil qui le rend très attirant. En effet, la couture de côté, gansée d’un biais, se porte volontairement sur l’arrière. C’est qu’il a du caractère, mon Marcel ! Je le lui ai d’ailleurs un peu adouci à coups de tournesols en Liberty Susanna et de 5 mètre 50 de biais France-Duval, ce qui a compensé le métrage très raisonnable du tissu principal.

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Et je ne vous parle pas du dos dont le décolleté libère ce qui peut être exposé sans devenir gênant. Sage et pratique, le gars !

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Mais le top du top réside dans la réalisation. Les difficultés, chez Burda, se déclinent en petites pastilles blanches et noires, remplies ou à moitié pleines/vides selon son humeur plutôt optimiste ou pessimiste. Marcel a obtenu la cote de deux ronds noirs pleins, c’est-à-dire qu’il nécessite des connaissances en couture et/ou du temps. Moi j’ai pris le temps, d’autant plus que, la météo étant ce qu’elle est, il n’y avait vraiment pas le feu au lac. Mais sans pester, râler, voire jurer ce qui peut parfois se produire je l’avoue. Rien de tout cela, la grande classe du début à la fin grâce à la coupe parfaite du modèle et aux explications techniques claires du magazine.

Finalement, je me demande si je ne vais pas entreprendre un retour plus fréquent aux sources de la couture. Et comme un écho à cette résolution, je vous montre en primeur cette petite merveille que je viens d’extraire de la cache poussiéreuse dans laquelle elle se terrait : une authentique Bernina Record 530_2 de 1959, soit quasi contemporaine de la création du périodique dont il est question aujourd’hui !

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Et pour à mon tour vous inspirer, voici un aperçu du dernier numéro où logeait mon Marcel :

http://www.burdastyle.fr/burda-style-n-208-avril-2017.html

Tissu et biais : l’Autre Mercerie

Aujourd’hui, on est prodigieuse ! 

Il y a des pauses qui marquent ! C’est le cas de ma dernière envolée d’un mois et demi de lecture.

Lors de notre dernier échange téléphonique, l’Ami qui décidément habite trop loin m’a proposé la tétralogie de l’intrigante Elena Ferrante. Je pense que tu aimeras, m’a-t-il dit. Et j’ai aimé. Et j’ai lu. 

D’abord l’Amie Prodigieuse qui nous envoie dans le Naples des années cinquante où deux gamines d’un quartier pauvre de la ville tissent les liens d’une amitié déterminante. Le fond de l’histoire invite évidemment au voyage dans l’Italie du Sud, où les hommes et les femmes survivent brutalement. Mais ce sont surtout les portraits enchaînés, la trame des anecdotes, l’entrelas des relations qui nous aspirent au sein des lieux et de l’action, plus que tout autre description.

La Storia del nuovo cognome, ensuite. La langue porte haut les discussions entre les protagonistes. Ça débat, ça échange . Des idées, des coups aussi, parfois. Mais l’amitié reste malgré tout. Et la lecture, en italien cette fois, prend un rythme plus lent, plus savoureux.

Elle s’ouvre à l’ouverture du troisième volume sur le tournant du mai 68 parisien et ses répercussions culturelles dans les grandes villes du nord de l’Italie.

Si l’on s’éloigne du cocon étouffant du quartier d’origine des deux protagonistes, on sait, on sent que l’on y retournera. Car les secousses de l’une sont intimement liées aux bouleversements de l’autre. Et l’amitié aux liens élastiques se modifie, rejette le passé, intègre le présent.

Reste à découvrir le quatrième et dernier opus, la Storia della bambina perduta, sans doute aux portes de l’été…

Aujourd’hui, on tutorise…

Le sac à tricot ! Merci pour vos retours positifs sur cette création. Elle a donné des envies de couture-cadeau à certaines d’entre vous… Comme vous le verrez, la réalisation de celle-ci est aisée. On se décontracte donc et on démarre avec le sourire…

On sort ses plus belles craies et ses meilleurs ciseaux. Le sac à tricot, même s’il est rond comme une queue de pelle, commence par des rectangles. C’est comme ça. Il suffit de se rappeler ses cours de maths de primaires ou d’en demander la raison à un de ses enfants en âge d’être encore intelligent.

 

On découpe un premier rectangle (R1)  de 40 cm de hauteur et de 90 cm de longueur dans un tissu que l’on aime bien. Et comme c’est notre rectangle préféré, on le redécoupe dans un tissu de doublure assorti (R1′). Et on rebelote l’affaire avec un rectangle de Vlieseline épaisse que l’on encollera avec le R1 afin de le molletonner. Il adore ça !

Comme on a déjà découpé trois rectangles, on n’a pas peur de ceux qui vont suivre : c’est en effet le grand moment du R2 qui est un peu le petit frère du R1 puisqu’il mesure 27 cm de haut et 90 cm de long. On ne l’entoile pas, ni lui ni le rectangle suivant (R3) qui, avec ses 14 cm de haut et ses 90 cm de long, a encore un peu de lait caillé derrière les oreilles.

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A ce stade, vous avez découpé cinq rectangles :

R1 (fuschia) – R1 ‘ et la Vlieseline molletonnée : 40 X 90 cm

R2 (petits pois roses): 27 X 90 cm

R3 (gros pois oranges) : 14 X 90 cm

C’est le moment de garnir avec un biais, un galon, un ruban,… le bord de l’Elu, voire de customiser la surface d’un ou de plusieurs rectangles. Soyons fous. Repliez le bord de ceux qui n’auront pas eu ce privilège  et piquez l’ourlet ainsi créé.

 

Un R4 (10 cm de haut, 54 de long) va s’ajouter à la série  : il interprétera l’anse du sac. Lui aussi aura besoin de Vlieseline moletonnée et d’une doublure (R4′) pour les cascades.

Ces trois nouveaux rectangles sont les derniers rejetons de la famille. Vous pouvez souffler.

Après cette petite pause, on va s’attaquer aux ronds du sac : les O1 et O1’ et leur copine la Vlieseline vont rendre la forme au sac qui, jusqu’à présent, se sentait raplapla.wp-image-971923621jpg.jpg

Les trois ronds ont la même dimension : 29 cm de diamètre. Pour ceux et celles qui auraient décidé dans un acte de totale rébellion de modifier les mesures ici données, je vous renvoie à la petite vidéo qui m’a aidée à me rappeler du calcul à réaliser pour obtenir le diamètre de mon cercle à partir de la circonférence 

Vous pouvez maintenant ranger vos craies, vos ciseaux et vos calculatrices ; on passe à la couture. On va tout d’abord assembler les rectangles :

R3 va se positionner sur R2 qui  va se coucher sur R1.

Il s’agit à présent et parce que c’est un peu le but du sac de créer les espaces qui vont recevoir les aiguilles et le petit matériel de tricot. On va donc piquer à intervalles de 1 , 1,5, 2, 2,5, 3, 3, 5 cm des gouttières qui vont partir du dessus du R2 et arriver en bas du R2 voire du R3. Ces tubes seront répartis au choix sur la surface des R2 et R3.

En effet, si vous voulez que votre sac accueille par exemple des paires de ciseaux ou un mètre-ruban, vous pouvez créer des poches plus larges sur R3 en ne poursuivant pas la gouttière sur celui-ci comme montré dans l’exemple ci-dessous :

wp-image-1976901121jpg.jpgIci on a soulevé le tissu de R3 et cousu jusqu’en bas de R2 pendant qu’il ne regardait pas. On a raccroché R3 à la gouttière suivante et on ne lui a pas raconté tout ce qu’on avait dit sur son dos pendant son absence.

La difficulté de l’entreprise réside sans doute dans le fait de réaliser des espaces bien parallèles. N’hésitez pas à ressortir votre craie et à tracer vos lignes avant de piquer. Pour celles et ceux qui ont longtemps cherché l’utilité de leur cours de géométrie, vous allez être comblés !

N’oubliez pas de consacrer 1 cm des extrémités des rectangles aux valeurs de couture ! Une fois vos poches (enfin ! ) constituées, vous pourrez assembler ces deux derniers espaces pour créer le cylindre extérieur de votre sac.

On va à présent s’occuper de l’intérieur de votre ouvrage. A nouveau, laissez parler vos besoins en termes de poches, élastiques, ou toute autre fantaisie propre à votre organisation. On ne vous dira rien, c’est votre espace complètement privé ! Assemblez les deux extrémités de R1′ en piquant à 1 cm des bords. Et tant que vous êtes dans l’élan, assemblez également les deux disques (O1 et O1′) aux bas des deux cylindres. C’est une bonne chose de faite.

On va maintenant procéder à l’union éternelle du sac et de sa doublure en les glissant l’un dans l’autre, envers contre envers. C’est le moment de sortir votre sangle qui se lamentait dans un coin, comme toujours. Insérez-la pour qu’elle se taise entre le sac et la doublure. Vous ferez attention à ce que ses deux extrémités se fassent face, sinon elle va encore râler.

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Repliez les bords de R1 et de la doublure R1′ de 1 cm vers l’intérieur. Ces deux petits bords se retrouvent endroit contre endroit : ils sont prêts à être surpiqués. Avec la sangle si vous voulez éviter une scène !!!

Si tout s’est bien passé, votre sac est terminé… C’est le moment de le prendre en photo et de le poster sur vos réseaux sociaux pour que l’on puisse l’admirer. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous préoccupent en commentaire…

Ceci est mon premier tutoriel. Il comporte sans doute les imperfections qui en font son charme… Il est bon de rappeler qu’il a été largement inspiré de modèles existants et reproduit de façon propre, selon les techniques avec lesquelles je suis familière… Et vous quelles ont été vos astuces ?

 

 

Aujourd’hui, on s’organise !

Partir en tricot, c’est cadencer la laine et les aiguilles. C’est monter à l’offensive des mailles. Cela s’organise ! Cette semaine, l’Amie-qui-rend-tout-propre m’a proposé la réalisation d’un sac de rangement tout pétillant comme il faut pour mettre ses aiguilles au garde à vous. 

Son choix s’est rapidement porté sur le modèle détaillé sur le  blog de Domi qui regorge d’ailleurs d’idées très pratiques comme ces petites pochettes complémentaires pour ranger les ustensiles collatéraux…

Et vous, comment organisez-vous vos campagnes de tricotage ? 

Tissus : miche-mache de fuschia, de Petit Pan et et de Mickael Miller pour l’endroit…

Et intérieur bicolore pour garder l’énergie des couleurs…