Aujourd’hui, on se désole…

Ben flûte alors, j’suis malaaaaaaaade!

C’est vrai qu’à force de passer pas mal de temps à 25 dans les quelques mètres carrés d’un cours de français, à se regarder les yeux dans les yeux, enfin surtout les miens dans les leurs, histoire de faire passer le message, on se frotte inévitablement aux microbes clandestins et littéraires.

Rien de grave, juste de quoi ne pas tenir debout pour aller au boulot, mais suffisamment assise pour laisser passer le mal. Si vous voyez ce que je veux dire.

Sinon, tout est tout bien expliqué là-dedans :

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Ne me dirigeant pas spontanément vers les essais, mais plutôt vers les fictions, j’étais plutôt sceptique face au sujet et surtout à l’intérêt que je pourrais lui porter. Bien que patiente et tolérante, mon intestin et moi-même entretenons des rapports dignes d’un vieux couple inséparable qui se fait la gueule en permanence.

Cédant cependant à la pression médiatique et surtout à celle de l’Amie qui lit plein de trucs chouettes, je me suis plongée dedans sans espoir de réconciliation.

Cette lecture m’a permis de prendre conscience de plusieurs choses. La première est qu’un essai scientifique peut réellement être poilant et, pour rester dans le thème, parvenir à nous faire péter de rire. Encore plus que la Morphologie des Contes de Fées de Vladimir Propp. La deuxième est que mon médecin ne m’aura plus avec ses termes alambiqués à la mords-moi le noeud-noeud. C’est vrai quoi, mon intérieur m’est apparu aussi clairement qu’un schéma actanciel.

Enfin je comprends ce qui se passe dans mes étages inférieurs en ce moment. Cela ne permet pas de guérir plus facilement, mais ça aide.

Ça aide surtout de se dire que cela va prendre juste deux ou trois jours avant que le système ne redémarre. Et que face à d’autres avaries bien plus importantes, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre.

Dommage que ce genre de bouquins n’existe pas pour aider à la digestion de nouvelles bien plus difficiles…

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Aujourd’hui, on danse en rond sous la pluie.

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Non. On ne parlera pas de la météo. C’est sûr que l’on préférerait passer le dimanche les mains dans le charbon et les pieds dans les Birkenstock au lieu de répéter la danse de la pluie. Mais on s’adapte. Et on s’inspire.

Elle se piqua le doigt, à l’instar de la plupart des autres blogs, est une vitrine presque parfaite de productions presque correctes. Mais le nombre de posts pourrait aisément doubler si l’on ajoutait aux blablas divers les gros ratés et autres distractions.

Dont celle-ci : coudre dans un joli Liberty fleuri un modèle destiné à un jersey (fleuri aussi selon l’envie). Et « oublier » bien entendu le faufilage, le pré-essayage. Ignorer les erreurs techniques qui s’accumulent; se retrouver avec trois manches (!), mais pas de tronc. Perdre ses ciseaux, son mètre ruban, sa patience. Se dire que l’on ferait bien une petite sieste, d’autant plus que l’homme-qui-voulait tondre la fait, lui, faute de tondeuse aquatique.

Et se rendre compte, le projet bloqué, que ça ne passe pas, mais alors pas du tout.

Aujourd’hui, on se lance donc sur le sentier de la création. Au dos du patron du très  classique du t-shirt à manches raglan, ajoute un très long triangle. Et voici la Tunique Tipi…

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Aujourd’hui, on se coiffe !

C’est une histoire de chapeau qui débute sur une plage. Un plan romantique, une intrigue dégoulinant de sucre et de glace à la fraise..

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Et soleil belge, en flagrant délit d’absence, allègrement trompé par son  rival toscan.

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Bon, on s’égare. Retour au quotidien. Les mailles se montent et s’enchaînent. La trame de l’histoire se tisse à présent dans une salle d’attente…

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Le suspens insoutenable prend fin un soir de pluie. Paré de son Liberty, le chapeau attend maintenant le premier rayon pour prendre sa revanche…

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Coton : rouge de chez Natura Médium
Modèle (un peu revisité) : Des étoiles et des pois

Aujourd’hui, on est patiente…

On ressort le basique de chez Ottobre chanté sur tous les tons ! Cette semaine Mademoiselle veut du mauve et accessoirement un cheval. Tant mieux, on a justement ça sous la main et tout le monde est ravi !

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On pousse même le caprice à son paroxysme en confectionnant le bandeau vintage inspiré du livre Bijoux de cheveux de Christine Nivet.

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Ma conseillère en esthétique me souffle que la pique à chignons est trop belle et donc indispensable : on repart pour une petite heure de couture (5 minutes) et d’enfilage de perles (55 minutes).

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M’en ferais bien une aussi, tiens…

Aujourd’hui, on s’éveille !

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Pas question de couture aujourd’hui, enfin si, un peu quand même… Je fais aujourd’hui le point sur ce qui m’occupe tellement que je m’endors chaque soir sans bailler. Je ne me plains pas ; je suis même assez contente de compter parmi les audacieuses du sommeil, celles qui se lancent tête baissée dans l’aventure nocturne. Ce qui m’embête un peu, c’est que je suis une insomniaque diurne. En panique de réveil. J’ai l’angoisse du programme et le stress des listes à cocher. Je défie les heures en regardant,  tâche après tâche, ma to-do s’égrèner sans répit.

Et la couture de remplir le petit vide qui se profile, parfois.

Mais là encore il faut boucler la bricole et reprendre en rythme et en souriant le pas des imparables.

Si j’écris ce petit billet, ce n’est pas pour ouvrir le bal des lamentations. Loin de moi cette triste danse. Mais pour vous annoncer que j’ai décidé de lever le pied professionnellement.

Pour coudre un peu plus et encore mieux.
Pour reprendre mes petites nouvelles qui attendent sagement depuis deux ans leur grand saut sur le papier.
Pour passer plus de temps avec vous, mes Amies de toutes natures.
Et bien entendu pour profiter du plus grand nombre de minutes possibles avec ma famille.

Afin de plonger avec sérénité dans les bras de… Bon pour la nuit, on dit Morphée, mais qui est le grand chef de la journée ?

Aujourd’hui, on est diamond

Défi 4 Grains de Couture… qui est en réalité la première pièce réalisée à partir du livre d’Ivanne Soufflet il y a deux ans de cela. Voici donc ma Diamond. Souvent portée, jamais photographiée. On attendait en effet le moment idéal pour sortir le dos.

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Un gros gros coup de coeur pour ce modèle réalisée sous le coaching de Liliane, ma prof à moi, dans un Liberty Toria gris-bleu. Un grain de folie.

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C’est la blouse des grandes occasions, celle qui fait parler d’elle en jupe et qui s’affirme en jeans. Tout confort et raffinée, elle laisse entrevoir ce qui doit l’être et cache ce que l’on préfère laisser  en-dessous.

Elle est également réalisable dans sa version robe dont on s’occupera sans doute un jour où l’autre…