Aujourd’hui, on fait carpette !

Aaaaah cet été-lecture, été-cueillette, été-confitures ! Été-inspiration aussi, avec dans le dernier Bubu ce sac de plage, mais qui marche aussi sans plage, cousu à partir d’une carpette de chez Ikea. Vous suivez ?

On plie, on pique, on remplit. Ça a un petit genre bohème actuelle avec les franges mais sans les trous. Et puis dans un sac, les trous c’est peu pratique.

Et la seule difficulté, c’est de se rendre chez Le prêt à clouer suédois. Des petits tapis plus authentiques pourraient faire l’affaire. J’en ai repéré quelques-uns chez des Amies. Je pourrai maintenant les piquer dans mon grand sac !

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Aujourd’hui, on lit l’ordre du jour.

Quand la haine de l’autre et la mégalomanie se rencontrent. Quand leur fusion s’incarne en la personne d’un dirigeant d’état. Quand elle s’écoule sur ses subalternes, bras droits tendus. Quand elle écrase des millions de personnes, quelles réponses apporter ?

Dans son récit hautement factuel, Éric Vuillard relate les événements qui ont permis la gestation puis la naissance et enfin le développement des sombres années du siècle passé, ouvrant son exposé minutieux par l’ordre du jour qui réunit les 24 plus gros industriels, financiers de la future Allemagne nazie.

24, comme un écho au nombre de ceux qui seront jugés à Nuremberg pour les pires accusations qui soient. Comme un écho aux pensées actuelles, droites, aux situations politiques, tendues, auxquelles nous accordons une trop faible indignation.

Car la question sous-jacente aux propos du livre est bien celle-ci : qu’est-ce qui a permis l’émergence d’une telle force de mort ? Comment a-t-on pu ne rien voir, ou préféré ne rien voir ?

À travers un discours sobre où l’émotion transparaît peu, balisé par des chapitres aux titres ironiquement naïfs, Éric Vuillard démonte subtilement les marches qui ont conduit à l’impensable.

Aujourd’hui, on est glam-kitch

Dingue de cette ravissante petite chose parfaitement improbable et absolument nécessaire, proposée par le Bubu de février !

On détrompe immédiatement les mauvaises langues. La fourrure rose fluo va absolument avec tout : les files d’attente, les réunions parfois utiles et surtout les lundis matins. Quant au modèle, simple et facile, il s’adapte au minimum vital en désencombrant volontairement le surplus bordélique.

Alors on redresse les épaules libérées de la sangle et du stress de la chasse aux clés et on adopte la glam-kitch attitude.

Tissus : (fausse) fourrure ourson rose fluo de Ma Petite Mercerie ; doublure : Petit Pan

Aujourd’hui, on écoute Phil.

Il paraît que l’hiver va encore durer six semaines. Tout cela parce que Phil a vu son ombre. Soit.

On se prépare comme on peut à jouer les prolongations. On va affronter avec courage les offensives hivernales hebdomadaires, le menton pointé et bien enveloppé. Et pour réduire le stress dû à la question qui nous taraude depuis novembre, va-t-il enfin faire soleil, on porte haut les couleurs qui atomisent la morosité. Hiver, oui. Merdouille grisâtre, non !

Premier modèle : on va chez L’île aux fils. On avait déjà réalisé le poncho sur la couverture et on avait aimé ça.

Photo extraite de la page Facebook de @lileauxfils

On récupére les dernières pelotes d’un Phildar Beaugency moutarde offertes par amour il y a plusieurs années. On tricote le cheche avec ses petits V texturés qui appellent poétiquement au retour des grues.

Deuxième modèle : on veut du rouge. Absolument. On trouve chez Talent Créatif un reste de Phildar Looping amarante qui se moque des laines de printemps toutes serrées dans leur casier. Et on tricote le châle à torsades proposé par La Poule à Petits Pas.

Et comme par hasard… Excellent dimanche à tous !

Aujourd’hui, on attend B.

Cet ouvrage, on a attendu une acalmie pour se le lire à soi seule, quelques jours de belle tranquillité où la lecture prend toute sa place. Et on a dégusté.

Avec Nina Simone, forcément, pour l’ambiance et du vin blanc pour l’aspect. On a pris le temps de savourer chaque mot, chaque idée, chaque impression . On a plongé dans la folie ; on est difficilement remontée à la surface.

En attendant Bojangles est une histoire sans époque et sans morale qui questionne sans sérieux les conventions sociales. On en aime le ton doux-amer, les couleurs éclatantes et nostalgiques. On adore son rythme enivrant, justement contenu qui nous entraîne de folie douce en folie furieuse. On regrette néanmoins que cette dernière soit aussi durement nommée pour une héroïne qui n’a plus de prénom ou tant et dont le tort est de n’avoir de raison que pour l’essentiel.

On retient finalement que, heureusement, « les gens comme ça ne meurent jamais totalement ». Et c’est très bien ainsi.

Aujourd’hui, on est doux, doux, doux…

On s’est retrouvée tête penchée sur l’épaule et sourire gentil aux lèvres devant les Doudous doux d’Eleonore et Maurice. Le livre est magnifique et les petites bestioles, craquantes.

On a immédiatement cédé au besoin de ressortir l’attirail de la parfaite crocheteuse qui roupillait ferme dans un tiroir pour réaliser Mina le coussin chat, un indispensable du lit ou du canapé vous en conviendrez.

Petit moment d’hésitation cependant : il semble qu’il manque une page d’explications au montage. On retourne le livre dans tous les sens. On se résout à contacter Aleksandra, la créatrice des Doudous doux. Cette dernière nous répond dans l’heure : erreur à l’impression. C’est vraiment regrettable pour nous deux. Gentiment, elle nous envoie les données manquantes. Elles se trouvent désormais sur le site de l’éditeur, juste .

On se lance. Le modèle est simple. On a volontairement gommé les petites joues de l’original et agrandi le noeud. Et surtout, on lui a offert la compagnie de son double en tissu. On a toujours besoin d’une copine pour causer, non ?

Aujourd’hui, on s’en tamponne !

Ooooooooh ! Joie de décembre et des petits cadeaux qui font plaisir à ceux qui les reçoivent et à ceux qui les offrent.

Aujourd’hui, on confectionne un quelque chose absolument pas révolutionnaire, qui, sans déboussoler le portefeuille, ribouldingue les chakras tellement c’est utile et mignon comme tout.

À l’heure bénie du zéro déchet, on fouille dans sa caisse à chutes (oui on en est là) à la recherche de bouts de tissus jolis de 10 cm sur 10 cm au moins et on fabrique en quelques coups de zip-zip autant de petits carrés que l’on veut. 

On les assemble avec une serviette éponge élégamment assortie selon le tuto proposé par Orangette rencontrée au hasard d’une errance dans PinterestLand…

… et on contemple moins d’une heure plus tard, thé compris, le résultat. 

Zéro déchet pour la couturière donc, mais également pour l’utilisateur.trice (oh yeah !) de ces petits trucs-trucs qui vous débarbouillent la bouillette et vous décrassent les ronds de lunette dans la plus grande joie. On peut même en utiliser un pour chaque verre. Ceci dit, c’est moins zéro-déchet. À vous de voir…

Il ne reste plus qu’à les empaquetter dans un petit sac.panier.sachet.mug.ruban. Et à trouver un.e ami.e à qui les offrir.