Aujourd’hui, on fait carpette !

Aaaaah cet été-lecture, été-cueillette, été-confitures ! Été-inspiration aussi, avec dans le dernier Bubu ce sac de plage, mais qui marche aussi sans plage, cousu à partir d’une carpette de chez Ikea. Vous suivez ?

On plie, on pique, on remplit. Ça a un petit genre bohème actuelle avec les franges mais sans les trous. Et puis dans un sac, les trous c’est peu pratique.

Et la seule difficulté, c’est de se rendre chez Le prêt à clouer suédois. Des petits tapis plus authentiques pourraient faire l’affaire. J’en ai repéré quelques-uns chez des Amies. Je pourrai maintenant les piquer dans mon grand sac !

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Aujourd’hui, on est glam-kitch

Dingue de cette ravissante petite chose parfaitement improbable et absolument nécessaire, proposée par le Bubu de février !

On détrompe immédiatement les mauvaises langues. La fourrure rose fluo va absolument avec tout : les files d’attente, les réunions parfois utiles et surtout les lundis matins. Quant au modèle, simple et facile, il s’adapte au minimum vital en désencombrant volontairement le surplus bordélique.

Alors on redresse les épaules libérées de la sangle et du stress de la chasse aux clés et on adopte la glam-kitch attitude.

Tissus : (fausse) fourrure ourson rose fluo de Ma Petite Mercerie ; doublure : Petit Pan

Aujourd’hui, on s’en tamponne !

Ooooooooh ! Joie de décembre et des petits cadeaux qui font plaisir à ceux qui les reçoivent et à ceux qui les offrent.

Aujourd’hui, on confectionne un quelque chose absolument pas révolutionnaire, qui, sans déboussoler le portefeuille, ribouldingue les chakras tellement c’est utile et mignon comme tout.

À l’heure bénie du zéro déchet, on fouille dans sa caisse à chutes (oui on en est là) à la recherche de bouts de tissus jolis de 10 cm sur 10 cm au moins et on fabrique en quelques coups de zip-zip autant de petits carrés que l’on veut. 

On les assemble avec une serviette éponge élégamment assortie selon le tuto proposé par Orangette rencontrée au hasard d’une errance dans PinterestLand…

… et on contemple moins d’une heure plus tard, thé compris, le résultat. 

Zéro déchet pour la couturière donc, mais également pour l’utilisateur.trice (oh yeah !) de ces petits trucs-trucs qui vous débarbouillent la bouillette et vous décrassent les ronds de lunette dans la plus grande joie. On peut même en utiliser un pour chaque verre. Ceci dit, c’est moins zéro-déchet. À vous de voir…

Il ne reste plus qu’à les empaquetter dans un petit sac.panier.sachet.mug.ruban. Et à trouver un.e ami.e à qui les offrir.

Aujourd’hui, on explose la couture !

Tout va bien ! On a réussi à lâcher la prise, à sortir du petit salon de sa zone, à bousculer le confortable !Jusque là, on avait bien repéré le concept. On l’avait tatillonné du bout du doigt juste pour rire un peu. Et puis on a rencontré l’Amie qui explose la couture…

Elise Patte, Felise, est une artiste plasticienne-animatrice d’ateliers de créations textiles – pour les jeunes de corps et ou d’esprit – dans la région parisienne. Qui a planté sa tente et ses aiguilles cet été à l’AKDT de Neufchâteau.

Suivre un stage en sa compagnie, c’est prendre la créativité en pleine face, c’est dégourdir sa machine. C’est devenir tour à tour pharmacienne théâtrale, styliste, couturière. L’objectif de cette semaine : créer un costume de scène. Premiers pas du projet : créer le concept. Quel personnage ? Comment l’habiller pour mieux l’habiter ?

Deuxième étape : les petites techniques d’Elise. La plus dissidente (dont je tairai le nom parce que je ne suis pas une balance) en profite pour quitter momentanément la scène et donner en spectacle des ustensiles et vêtements du quotidien.

Troisième étape : La lancée ! Les costumes sortent des coulisses…

 

D’autres apparaissent en écho, jusqu’à l’ultime création quelques minutes avant la fin du stage…

Pour faire connaissance avec Elise, je vous recommande sa page Facebook.

Aujourd’hui, on est Lizzie ! 

À côté de Burda-le-classique, capitaine de l’équipe, la Maison Victor se démarque. Un beau numéro mai/juin pour ce magazine qui, avec le top Lizzie, s’en va scorer du côté des gagnants. 

Un travail d’équipe entre moi et la voix off de Liliane-ma-prof m’enjoignant à sur/fau/filer/repasser/piquer sans parler avec ma voisine et en douceur sur la pédale. 

Sans grande difficulté technique, l’exécution du modèle demande tout de même une certaine précision dans le traçage comme dans l’assemblage malgré son aspect largeouillet. Cela explique le défi des deux maisons.

Car chez Victor, c’est le nombre de maisons qui indique le niveau de difficulté. Logique. Là où chez d’autres ce sont des ronds noircis, des petites fleurs, voire parfois des poulettes.

Un modèle approuvé par Monsieur qui l’a aussitôt emmené au restaurant ! 

Tissu : Celui avec les cactus de chez Veritas 

Intrus : Gala le chien

Aujourd’hui, on est midi… Ou pas.

Le dernier article de Félicie à Paris m’a mis dans la tête l’envie obsessionnelle de célébrer la jupe midi. Alors que j’avais jusque là regardé d’un oeil distrait ces petites choses follement vintages, je me suis arrêtée tout de go sur celle proposée par Vanessa Pouzet.

Une Midi ? Why not ? Sans vouloir absolument cacher quelques centimètres de jambe supplémentaires, je me suis dit que ce serait quand même bien pratique lors de l’éviction post printanière des bas collants. Ceux-là mêmes qui, une fois relégués dans le tiroir à oubli, esternent jusqu’à l’automne.

Quant à porter des bas couleur chair, le débat intergénérationnel qui agite les fashion or not fashion addicts me donne mal au crâne et me porte spontanément vers le noir opaque faute de combativité.

Et c’est sans doute ce manque de témérité qui  guida la confection de cette première jupe, loin du niveau adéquat d’une midi classique. Question d’adaptation. Ou d’extrême. Mais la simplicité du patron permet aisément la couture compulsive d’une fin d’après-midi ; je ne desepère donc pas de parvenir à coups de rétrécissements progressifs juste sous mes genoux…

Aujourd’hui, on est Marcel !

Je vous avais aiguillés il y a peu de temps sur le blog de Mathilde, « Félicie à Paris« . A chaque billet qui parait dans ma boite, je sais que je vais me régaler. De jolies photos des coins parisiens qu’elle traverse avec des yeux toujours neufs, de superbes créations en tricot et en couture présentées avec soin et élégance, tant dans la confection que dans le style.

Et c’est en suivant l’une de ses dernières inspirations que j’ai replongé dans les Burda, magazines auxquels j’avais un peu tourné le dos pour suivre l’envolée des patrons indépendants qui, sous des allures moins austères, m’avaient séduite par leur fraîcheur. Au risque de vivre l’une ou l’autre déception…

Mathilde, elle, est fidèle au classique des classiques dont elle tire des merveilles. La dernière parution du mensuel avait d’ailleurs retenu son attention, beaucoup plus que la mienne puisque je l’avais distraitement feuilleté au supermarché en attendant je ne sais plus très bien quoi. Et pourtant…

Une lecture plus attentive, suite à ses conseils, m’a permis d’entendre la petite voix de ce top qui cache bien son jeu…

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Ok ! on dirait un Marcel d’été. Mais derrière son côté un peu basique, il possède un petit quelque chose de subtil qui le rend très attirant. En effet, la couture de côté, gansée d’un biais, se porte volontairement sur l’arrière. C’est qu’il a du caractère, mon Marcel ! Je le lui ai d’ailleurs un peu adouci à coups de tournesols en Liberty Susanna et de 5 mètre 50 de biais France-Duval, ce qui a compensé le métrage très raisonnable du tissu principal.

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Et je ne vous parle pas du dos dont le décolleté libère ce qui peut être exposé sans devenir gênant. Sage et pratique, le gars !

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Mais le top du top réside dans la réalisation. Les difficultés, chez Burda, se déclinent en petites pastilles blanches et noires, remplies ou à moitié pleines/vides selon son humeur plutôt optimiste ou pessimiste. Marcel a obtenu la cote de deux ronds noirs pleins, c’est-à-dire qu’il nécessite des connaissances en couture et/ou du temps. Moi j’ai pris le temps, d’autant plus que, la météo étant ce qu’elle est, il n’y avait vraiment pas le feu au lac. Mais sans pester, râler, voire jurer ce qui peut parfois se produire je l’avoue. Rien de tout cela, la grande classe du début à la fin grâce à la coupe parfaite du modèle et aux explications techniques claires du magazine.

Finalement, je me demande si je ne vais pas entreprendre un retour plus fréquent aux sources de la couture. Et comme un écho à cette résolution, je vous montre en primeur cette petite merveille que je viens d’extraire de la cache poussiéreuse dans laquelle elle se terrait : une authentique Bernina Record 530_2 de 1959, soit quasi contemporaine de la création du périodique dont il est question aujourd’hui !

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Et pour à mon tour vous inspirer, voici un aperçu du dernier numéro où logeait mon Marcel :

http://www.burdastyle.fr/burda-style-n-208-avril-2017.html

Tissu et biais : l’Autre Mercerie