Aujourd’hui, on explose la couture !

Tout va bien ! On a réussi à lâcher la prise, à sortir du petit salon de sa zone, à bousculer le confortable !Jusque là, on avait bien repéré le concept. On l’avait tatillonné du bout du doigt juste pour rire un peu. Et puis on a rencontré l’Amie qui explose la couture…

Elise Patte, Felise, est une artiste plasticienne-animatrice d’ateliers de créations textiles – pour les jeunes de corps et ou d’esprit – dans la région parisienne. Qui a planté sa tente et ses aiguilles cet été à l’AKDT de Neufchâteau.

Suivre un stage en sa compagnie, c’est prendre la créativité en pleine face, c’est dégourdir sa machine. C’est devenir tour à tour pharmacienne théâtrale, styliste, couturière. L’objectif de cette semaine : créer un costume de scène. Premiers pas du projet : créer le concept. Quel personnage ? Comment l’habiller pour mieux l’habiter ?

Deuxième étape : les petites techniques d’Elise. La plus dissidente (dont je tairai le nom parce que je ne suis pas une balance) en profite pour quitter momentanément la scène et donner en spectacle des ustensiles et vêtements du quotidien.

Troisième étape : La lancée ! Les costumes sortent des coulisses…

 

D’autres apparaissent en écho, jusqu’à l’ultime création quelques minutes avant la fin du stage…

Pour faire connaissance avec Elise, je vous recommande sa page Facebook.

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Aujourd’hui, on est Dolorès !

Aaaaah la jupe midi ! Cette virevoltante obsession qui balance son côté vintage sur les hanches estivales. Qui déclenche des échanges passionnés autour de la question de la tenue à adopter pour en détourner l’effet bobonne. Qui, à en juger par le nombre de patrons proposés ces dernières semaines par les magazines de couture, trace sa route dans les vitrines et sous les aiguilles…

Après un premier essai transformé en définitive longue chose, j’ai décidé d’assumer mon désir pour cet improbable cotteron.

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Modèle issu du magazine Maison Victor 4. Tissu Garance de chez Mini-Labo pour l’Atelier Brunette

Et pour ne pas faire dans la demi-mesure, prenons un flamboyant rouge-orangé fleuri qui passe parfaitement aperçu. Non seulement c’est joli, mais c’est également agréable à porter, la coupe permettant enfin des enjambées terrifiantes et des postures décontractées. C’est décidé, cet été je prends mes quartiers dans les années 50 ! Reste à retrouver la vieille Remington de Mamy pour continuer à vous écrire…

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Aujourd’hui, on est Lizzie ! 

À côté de Burda-le-classique, capitaine de l’équipe, la Maison Victor se démarque. Un beau numéro mai/juin pour ce magazine qui, avec le top Lizzie, s’en va scorer du côté des gagnants. 

Un travail d’équipe entre moi et la voix off de Liliane-ma-prof m’enjoignant à sur/fau/filer/repasser/piquer sans parler avec ma voisine et en douceur sur la pédale. 

Sans grande difficulté technique, l’exécution du modèle demande tout de même une certaine précision dans le traçage comme dans l’assemblage malgré son aspect largeouillet. Cela explique le défi des deux maisons.

Car chez Victor, c’est le nombre de maisons qui indique le niveau de difficulté. Logique. Là où chez d’autres ce sont des ronds noircis, des petites fleurs, voire parfois des poulettes.

Un modèle approuvé par Monsieur qui l’a aussitôt emmené au restaurant ! 

Tissu : Celui avec les cactus de chez Veritas 

Intrus : Gala le chien

Aujourd’hui, on est comme un petit pois…

Emmaillotage or not ? Quels que soient les avis, je trouve les bébés tout frais tellement paisibles dans leur chaussette ! À l’instar de la Petite Léonie, rencontrée chez l’Amie de l’Autre bout du Monde, endormie dans le petit cocon de laine tricoté par sa Mamie.

L’idée est simple, mais géniale. Le site Peace and Wool propose des kits d’emmaillotage « Ma saucisse d’Amour » qui comprennent tout, même les aiguilles pour celles qui voudraient, en couvant, découvrir les bases du tricot. 

La version présentée ici est largement inspirée de mes multiples visites à PinterestLand où les chaussettes à bébé se déclinent sous des formes parfois très originales. J’ai même rencontré une chaussette-sirène… Mais étant plus agricole qu’aquatique, c’est sur la ronde des légumes que j’ai élaboré ce modèle. 

« Comme un petit pois » est un sac d’emmaillotage en coton Natura XL, parfait pour les bébés de l’été et crocheté en cercle afin qu’aucune couture ne vienne en troubler le repos. Il ne reste plus qu’à attendre patiemment la merveille qui, bientôt, va venir y prendre place…

Bébé à venir : #mapetitesoeurpetitemaman#

Coton : Natura XL de chez DMC

Petits pois : selon un modèle vu dans un Mollie Makes d’antan

Aujourd’hui, on est midi… Ou pas.

Le dernier article de Félicie à Paris m’a mis dans la tête l’envie obsessionnelle de célébrer la jupe midi. Alors que j’avais jusque là regardé d’un oeil distrait ces petites choses follement vintages, je me suis arrêtée tout de go sur celle proposée par Vanessa Pouzet.

Une Midi ? Why not ? Sans vouloir absolument cacher quelques centimètres de jambe supplémentaires, je me suis dit que ce serait quand même bien pratique lors de l’éviction post printanière des bas collants. Ceux-là mêmes qui, une fois relégués dans le tiroir à oubli, esternent jusqu’à l’automne.

Quant à porter des bas couleur chair, le débat intergénérationnel qui agite les fashion or not fashion addicts me donne mal au crâne et me porte spontanément vers le noir opaque faute de combativité.

Et c’est sans doute ce manque de témérité qui  guida la confection de cette première jupe, loin du niveau adéquat d’une midi classique. Question d’adaptation. Ou d’extrême. Mais la simplicité du patron permet aisément la couture compulsive d’une fin d’après-midi ; je ne desepère donc pas de parvenir à coups de rétrécissements progressifs juste sous mes genoux…

Aujourd’hui, on est Marcel !

Je vous avais aiguillés il y a peu de temps sur le blog de Mathilde, « Félicie à Paris« . A chaque billet qui parait dans ma boite, je sais que je vais me régaler. De jolies photos des coins parisiens qu’elle traverse avec des yeux toujours neufs, de superbes créations en tricot et en couture présentées avec soin et élégance, tant dans la confection que dans le style.

Et c’est en suivant l’une de ses dernières inspirations que j’ai replongé dans les Burda, magazines auxquels j’avais un peu tourné le dos pour suivre l’envolée des patrons indépendants qui, sous des allures moins austères, m’avaient séduite par leur fraîcheur. Au risque de vivre l’une ou l’autre déception…

Mathilde, elle, est fidèle au classique des classiques dont elle tire des merveilles. La dernière parution du mensuel avait d’ailleurs retenu son attention, beaucoup plus que la mienne puisque je l’avais distraitement feuilleté au supermarché en attendant je ne sais plus très bien quoi. Et pourtant…

Une lecture plus attentive, suite à ses conseils, m’a permis d’entendre la petite voix de ce top qui cache bien son jeu…

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Ok ! on dirait un Marcel d’été. Mais derrière son côté un peu basique, il possède un petit quelque chose de subtil qui le rend très attirant. En effet, la couture de côté, gansée d’un biais, se porte volontairement sur l’arrière. C’est qu’il a du caractère, mon Marcel ! Je le lui ai d’ailleurs un peu adouci à coups de tournesols en Liberty Susanna et de 5 mètre 50 de biais France-Duval, ce qui a compensé le métrage très raisonnable du tissu principal.

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Et je ne vous parle pas du dos dont le décolleté libère ce qui peut être exposé sans devenir gênant. Sage et pratique, le gars !

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Mais le top du top réside dans la réalisation. Les difficultés, chez Burda, se déclinent en petites pastilles blanches et noires, remplies ou à moitié pleines/vides selon son humeur plutôt optimiste ou pessimiste. Marcel a obtenu la cote de deux ronds noirs pleins, c’est-à-dire qu’il nécessite des connaissances en couture et/ou du temps. Moi j’ai pris le temps, d’autant plus que, la météo étant ce qu’elle est, il n’y avait vraiment pas le feu au lac. Mais sans pester, râler, voire jurer ce qui peut parfois se produire je l’avoue. Rien de tout cela, la grande classe du début à la fin grâce à la coupe parfaite du modèle et aux explications techniques claires du magazine.

Finalement, je me demande si je ne vais pas entreprendre un retour plus fréquent aux sources de la couture. Et comme un écho à cette résolution, je vous montre en primeur cette petite merveille que je viens d’extraire de la cache poussiéreuse dans laquelle elle se terrait : une authentique Bernina Record 530_2 de 1959, soit quasi contemporaine de la création du périodique dont il est question aujourd’hui !

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Et pour à mon tour vous inspirer, voici un aperçu du dernier numéro où logeait mon Marcel :

http://www.burdastyle.fr/burda-style-n-208-avril-2017.html

Tissu et biais : l’Autre Mercerie

Aujourd’hui, on est prodigieuse ! 

Il y a des pauses qui marquent ! C’est le cas de ma dernière envolée d’un mois et demi de lecture.

Lors de notre dernier échange téléphonique, l’Ami qui décidément habite trop loin m’a proposé la tétralogie de l’intrigante Elena Ferrante. Je pense que tu aimeras, m’a-t-il dit. Et j’ai aimé. Et j’ai lu. 

D’abord l’Amie Prodigieuse qui nous envoie dans le Naples des années cinquante où deux gamines d’un quartier pauvre de la ville tissent les liens d’une amitié déterminante. Le fond de l’histoire invite évidemment au voyage dans l’Italie du Sud, où les hommes et les femmes survivent brutalement. Mais ce sont surtout les portraits enchaînés, la trame des anecdotes, l’entrelas des relations qui nous aspirent au sein des lieux et de l’action, plus que tout autre description.

La Storia del nuovo cognome, ensuite. La langue porte haut les discussions entre les protagonistes. Ça débat, ça échange . Des idées, des coups aussi, parfois. Mais l’amitié reste malgré tout. Et la lecture, en italien cette fois, prend un rythme plus lent, plus savoureux.

Elle s’ouvre à l’ouverture du troisième volume sur le tournant du mai 68 parisien et ses répercussions culturelles dans les grandes villes du nord de l’Italie.

Si l’on s’éloigne du cocon étouffant du quartier d’origine des deux protagonistes, on sait, on sent que l’on y retournera. Car les secousses de l’une sont intimement liées aux bouleversements de l’autre. Et l’amitié aux liens élastiques se modifie, rejette le passé, intègre le présent.

Reste à découvrir le quatrième et dernier opus, la Storia della bambina perduta, sans doute aux portes de l’été…