Aujourd’hui, on est Absolute.

Première lecture de l’année : My Absolute Darling de Gabriel Tallent.

Une immersion totale. On s’est laissée submerger, on était en apnée complète parfois ; on est ressortie de cette lecture totalement essoufflée.

Or elle est simple, cette histoire. On suit Julia/Turtle dans ses 14 ans. On vit avec elle son quotidien. On entre dans son monde à travers ses yeux ; c’est important d’observer, beaucoup plus que de nommer. Les termes sont là pourtant, précis, et les faits, cruels.

Car Turtle vit avec Martin, son père. Qui l’aime. Absolument.

On se questionne donc avec Julia sur ce que l’on est en droit d’accepter. Sur ce que l’on voudrait pouvoir refuser. Puis vient le moment du choix. Encore plus que la manière car Turtle est débrouillarde. C’est une héroïne, une combattante, une survivante. Mais la technique et la force ne peuvent rien sans le courage et la volonté. Le courage de regarder en soi et d’aimer ce que l’on observe. La volonté de ne plus se laisser abîmer.

On attend le bon moment. Qui passe.

Et quand on touche avec elle le fond, on se laisse aller, puis on s’accroche ; enfin on remonte à la surface et on reprend vie, lentement.

Merci à Classic 21 pour ce cadeau de Noël et pour ces excellents conseils de lecture tout au long de l’année.

Aujourd’hui, on fait le point#2

2018 et moi, on a fricoté tendrement question écriture. Pas de grandes envolées romantiques, non. Du réel , tellement concret que petit à petit on s’est unis officiellement. Après quelques mois de questionnements, on s’est dit que ce serait chic et cool de pouvoir vivre de notre passion.

C’est donc en juillet que Elle se piqua le doigt est devenu une toute mignonne très petite entreprise active dans les domaines de l’écriture, de la couture et de l’improvisation théâtrale.

Les lundis soirs sont désormais consacrés à l’écriture sous forme d’ateliers où l’on se retrouve pour plumeter de manière complètement décomplexée. Les thématiques s’enchaînent, suivant les saisons ou les envies des participants. Un belle parenthèse, ces rendez-vous hebdomadaires… Reprise le 7 janvier !!!

http://www.ateliergaumais.be/index.php/atelier

Aujourd’hui, on fait le point#1

Bilan oblige, on se retourne vers ces quatre années d’articolages pas si intempestifs puisque manifestement Elle se piqua prend le temps… ET POURTANT, ce n’est pas faute de faire le plein d’activités selon les blablas catégorisés.

Des lectures, il y en a eu. Et des bonnes, même. Parmi les meilleurs ouvrages qui ont accompagné 2018, on veut souligner « Quand sort la recluse » de Fred Vargas, « Les couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaître, « Une femme que j’aimais » d’Armel Job, « Je, François Villon » de Jean Teulé, « Ariane » de Myriam Leroy, « L’affaire Mayerling » de Bernard Quirny et bien entendu la bande dessinée « Les vieux fourneaux » de Cauuet et Lupano.

Elles ont accompagné le froid, l’été brûlant, les séances d’attente, un voyage en Italie, un week-end de repos et une grippe.

Et vous, qu’avez-vous lu cette année ?

Aujourd’hui, on retourne en enfance…

Ooooooooh qu’on a eu du plaisir à la créer, cette petite ! Voici Mirabelle, une poupée de chutes et de chiffons, compagne de la première année de Petite Poulette Chérie.

Conçue pour être câlinée, tripouillée et trimballée sans danger, cette petite chose est entièrement lavable. Pas de petit bouton, ou pression ou autre truc-truc à machouiller ; c’est la copine sans stress.

Un rien tête brûlée, elle se promène volontiers dans son petit chariot en bois…

… et cède sa place quand il le faut ! Ben oui, le savoir-vivre s’inculque à tout âge.

Pendant ce temps, Mirabelle profite des rayons du soleil, pas contraire du tout !


Modèle : Poupées en tissu de Sandra Maréchal

Vêtements : à ma façon…

Tissus : Michael Miller, achetés au détour d’un stand du marché aux tissus de Luxembourg.

Aujourd’hui, on fait carpette !

Aaaaah cet été-lecture, été-cueillette, été-confitures ! Été-inspiration aussi, avec dans le dernier Bubu ce sac de plage, mais qui marche aussi sans plage, cousu à partir d’une carpette de chez Ikea. Vous suivez ?

On plie, on pique, on remplit. Ça a un petit genre bohème actuelle avec les franges mais sans les trous. Et puis dans un sac, les trous c’est peu pratique.

Et la seule difficulté, c’est de se rendre chez Le prêt à clouer suédois. Des petits tapis plus authentiques pourraient faire l’affaire. J’en ai repéré quelques-uns chez des Amies. Je pourrai maintenant les piquer dans mon grand sac !

Aujourd’hui, on lit l’ordre du jour.

Quand la haine de l’autre et la mégalomanie se rencontrent. Quand leur fusion s’incarne en la personne d’un dirigeant d’état. Quand elle s’écoule sur ses subalternes, bras droits tendus. Quand elle écrase des millions de personnes, quelles réponses apporter ?

Dans son récit hautement factuel, Éric Vuillard relate les événements qui ont permis la gestation puis la naissance et enfin le développement des sombres années du siècle passé, ouvrant son exposé minutieux par l’ordre du jour qui réunit les 24 plus gros industriels, financiers de la future Allemagne nazie.

24, comme un écho au nombre de ceux qui seront jugés à Nuremberg pour les pires accusations qui soient. Comme un écho aux pensées actuelles, droites, aux situations politiques, tendues, auxquelles nous accordons une trop faible indignation.

Car la question sous-jacente aux propos du livre est bien celle-ci : qu’est-ce qui a permis l’émergence d’une telle force de mort ? Comment a-t-on pu ne rien voir, ou préféré ne rien voir ?

À travers un discours sobre où l’émotion transparaît peu, balisé par des chapitres aux titres ironiquement naïfs, Éric Vuillard démonte subtilement les marches qui ont conduit à l’impensable.

Aujourd’hui, on est glam-kitch

Dingue de cette ravissante petite chose parfaitement improbable et absolument nécessaire, proposée par le Bubu de février !

On détrompe immédiatement les mauvaises langues. La fourrure rose fluo va absolument avec tout : les files d’attente, les réunions parfois utiles et surtout les lundis matins. Quant au modèle, simple et facile, il s’adapte au minimum vital en désencombrant volontairement le surplus bordélique.

Alors on redresse les épaules libérées de la sangle et du stress de la chasse aux clés et on adopte la glam-kitch attitude.

Tissus : (fausse) fourrure ourson rose fluo de Ma Petite Mercerie ; doublure : Petit Pan