Aujourd’hui, on attend B.

Cet ouvrage, on a attendu une acalmie pour se le lire à soi seule, quelques jours de belle tranquillité où la lecture prend toute sa place. Et on a dégusté.

Avec Nina Simone, forcément, pour l’ambiance et du vin blanc pour l’aspect. On a pris le temps de savourer chaque mot, chaque idée, chaque impression . On a plongé dans la folie ; on est difficilement remontée à la surface.

En attendant Bojangles est une histoire sans époque et sans morale qui questionne sans sérieux les conventions sociales. On en aime le ton doux-amer, les couleurs éclatantes et nostalgiques. On adore son rythme enivrant, justement contenu qui nous entraîne de folie douce en folie furieuse. On regrette néanmoins que cette dernière soit aussi durement nommée pour une héroïne qui n’a plus de prénom ou tant et dont le tort est de n’avoir de raison que pour l’essentiel.

On retient finalement que, heureusement, « les gens comme ça ne meurent jamais totalement ». Et c’est très bien ainsi.

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